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ISTANBUL LE QUARTIER HISTORIQUE

Dernière mise à jour : 3 oct.

Poursuivons la visite de l'ancienne constantinople, et déambulons dans l'atmosphère des contes des Mille et Une Nuits, un rêve oriental de fastes, de parfums enivrants, d'épopées guerrières et de cultures rayonnantes entre Sainte Sophie et la Mosquée bleue, en passant par la citerne-basilique et les restes de l'hippodrome.

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Notre itinéraire nous fera débuter par la visite de la citerne-basilique, puis Sainte-Sophiepuis nous traverserons ensuite les jardins menant à la mosquée Bleue et enfin sur la place de l'Hippodrome adjacente.


LA PIERRE DU MILION

Érigée au IVe siècle à Constantinople par Constantin Ier pour faire de la Nouvelle Rome la capitale, la Pierre du Milion est le point zéro à partir duquel on calculait les distances entre les villes de l'Empire byzantin, comme on en trouvait un à Rome à la même époque. Si l'édifice résiste à la conquête de 1453, il disparaît quelques décennies plus tard. De forme carré et surmonté d'une coupole, ce monument représentait typiquement l'architecture de l'Empire romain d'Orient, aujourd'hui il ne reste plus qu'un vestige de colonne en marbre.

LA CITERNE BASILIQUE

https://www.tresorsdumonde.fr/citerne-basilique/

Poursuivre jusqu'au carrefour à 20m. A gauche il s'agit de la sortie, traversez et entrez dans la citerne

Les citernes ont été construites de manière à ce que la ville dispose de réserves d’eau suffisantes en cas d’attaques ennemies.

Mais la #CiterneBasilique pourrait être considérée comme un véritable palais

Elle a été construite à l'époque de Justinien Ier (527-565) pour alimenter le palais byzantin en eau. Elle était alors située sous une basilique, dont il ne reste rien aujourd'hui, mais qui lui a donné son nom.


C'est pour remplir la citerne que les aqueducs de Valente (qui existent encore aujourd'hui) et Adriano ont été construits. Ces aqueducs recevaient de l’eau des forêts de Belgrade, à une vingtaine de kilomètres de Constantinople.

La citerne #Yerebatan (Yerebatan Sarnıcı, son nom en turc) mesure 140 mètres de long sur 70 mètres de large. On estime qu’elle pourrait stocker environ 100 000 m3 d’eau.


La Basilique Citerne possède en tout 336 colonnes de 9 mètres de haut. Les styles des colonnes sont très variés, certaines d'entr'elles provenant de monuments antiques

La promenade se fait à travers des passerelles qui surplombent l'eau. Des statues et oeuvres artisitiques modernes ont été depuis peu placées çà et là augmentant encore l'attrait de la visite

Parmi les 336 colonnes de la basilique, deux ont comme base une tête de #Méduse, une penchée, la seconde à l'envers. La méduse avait cette renommée de transformer les personnes qui la regardaient en pierre.


RUE SOGUK CESME - SOGUK CESME SOKAK


Ces maisons traditionnelles ottomanes complètement restaurées ainsi que deux citernes de l'époque byzantine (une transforme en bar, l'autre en restaurant). méritent le détour, même si l'on peut regretter l'apparence trop "parfaite". Elle donne avant tout une très bonne idée de ce à quoi ressemblaient les anciennes rues de l'ère ottomane.

FONTAINE D'AHMET III


C'est une fontaine monumentale à quatre façades, recouverte d'une toiture en bois, qui se trouve place du Débarcadère à Üsküdar, face à l'entrée principale du palais de Topkapi. Erigée en 1728, c'est un chef-d'oeuvre d'architecture, de calligraphie et de travail de la pierre.

SAINTE SOPHIE

Un conseil, arrivez dès l'ouverture à 9h. La queue sinon peut attendre plusieurs centaines de mètres... et quelque peu de patience avant d'entrer.


Symbole de la Turquie, la basilique a été bâtie au IVe siècle par Constantin, face à la mosquée bleue, puis détruite et reconstruite par Théodose II, pour être à nouveau éradiquée et renaître de ses cendres sous l’impulsion de Justinien, qui fonda le bâtiment comme on le connaît aujourd’hui.


Chef d’œuvre byzantin, elle deviendra une mosquée à la chute de Constantinople qui ajoutera des minarets et des mausolées, avant de devenir un musée.

En entrant dans la nef, vous avez le souffle coupé par l'énormité du bâtiment et la hauteur de la coupole, décorée d'inscriptions coraniques, qui s'élève à 56 m, soit l'équivalent d'un immeuble de dix-huit étages. Le plus étonnant est que cette coupole, d'une trentaine de mètres de diamètre, n'était pas soutenue par des piliers, mais par des demi-coupoles, un prodige d'architecture qui influencera par la suite les constructions ottomanes du grand architecte Sinan.

Fragilisée par des tremblements de terre successifs, sa structure est cependant renforcée par l'ajout de piliers et de contreforts extérieurs.

La construction de Sainte-Sophie débute en 532 et emploie durant cinq ans plus de 10 000 ouvriers qui travaillent sous les ordres des architectes Isidore de Millet et Anthemios de Tralles. Les matériaux arrivent de tout l'empire et on n'hésite pas à faire venir d'Ephèse des piliers de l'Artémision, une des Sept Merveilles du monde. Lorsque les Ottomans s'emparent de Sainte-Sophie, ils font recouvrir l'image du Christ Pantocrator qui orne la coupole et la remplacent par une calligraphie. Les mosaïques sont conservées et c'est seulement en 1750 qu'elles sont recouvertes d'un badigeon afin d'être plus en harmonie avec le Coran qui interdit les images. On aurait pu les détruire, mais le sultan de l'époque, conscient de

l'importance de ces oeuvres d'art se contente d'une dissimulation. Ainsi peut-on aujourd'hui admirer les superbes mosaïques byzantines du VIe siècle (intérieur des arcs), et des IXe, Xe et XIIe siècles (galerie sud) qui seront restaurées entre 1849 et 1857 par les frères Fossati, des architectes suisses. En 1934, Atatürk transforme la mosquée en musée pour détruire les symboles que Sainte-Sophie pouvait représenter. Avant de sortir de la cour, ne manquez pas de jeter un oeil au mausolée de Selim II.


Informations et horaires sur SAINTE-SOPHIE (AYASOFYA MÜZESI)

De 9h à 19h – 17h en hiver. Ouvert tous les jours. Entrée : 72 TL (gratuit pour les moins de 8 ans).


TOMBE DE SULTAN HAMET


Le türbe (tombeau) du sultan Ahmet Ier, le grand mécène de la Mosquée bleue, paré de magnifiques carreaux de faîence d'Iznik, se trouve près de la mosquée face au parc de Sultanahmet, côté droit et non à gauche comme l'indique google maps...

Mort à 27 ans, il est accompagné de sa femme, Kösem, qui a été étranglée à mort dans le harem de Topkapı, et ses fils, le sultan Osman II (r 1618–22), le sultan Murat IV (r 1623–40) et le prince Beyazıt (assassiné par ordre de Murât).

FONTAINE DE L'EMPEREUR GUILLAUME


Cette fontaine a été offerte par l'empereur Frédéric Guillaume II au sultan Abdülhamid II,, en témoignage de son amitié et de son soutien dans la résistance qu'il oppose à l'impérialisme russe, anglais et français de l'époque


PLACE DE L’HIPPODROME - AT MEYDANI


D'origine un lieu d'organisation de courses de chevaux et de chars qui accueillait près de 100 000 spectateurs. (une course réunissait quatre quadriges et consistait en sept tours de piste, soit environ 2 500 m), ce lieu a traversé les temps.

Deux colonnes et un obélisque, qui faisaient partie des monuments placés dans l'axe central de la piste et autour desquels se déroulaient les courses, sont toujours intacts. Le site est baptisé At Meydanı (" place des Chevaux ") par les Ottomans, car les pages du palais y jouaient régulièrement au djirit, l'ancêtre du polo.

L'obélisque de Théodose se dresse sur un piédestal en marbre haut de 6 m. Il provient du temple de Karnak édifié par Thoutmosis III (1483-1450 avant J.-C.). Les hiéroglyphes gravés sur les quatre faces de ce monolithe de porphyre d'une hauteur de 26 m (initialement 50m mais cassé lors de son déchargement) sont dédiés au dieu Horus et célèbrent les victoires remportées par le pharaon. La colonne est sculptée de bas-reliefs représentant Théodose et sa famille installés à la tribune impériale de l'hippodrome et remettant des couronnes aux vainqueurs des courses. Elle était surmontée d'une sphère en bronze, symbolique du monde, qui s'est écroulé lors du tremblement de terre de 865.


La colonne serpentine (Yilanlı Sütün) est un trophée que les 31 cités grecques ont rapporté du temple d'Apollon Pythien à Delphes, après leur victoire sur les Perses lors de la bataille de Platée en 479 av. J.-C. Cette torsade, formée par l'enroulement de trois serpents, soutenait un

grand trépied et un vase en or. Constantin le Grand l'a rapporté de Delphes pour l'installer sur la place de l'Hippodrome. Les serpents, symboles démoniaques par excellence, n'ont plu ni aux Byzantins ni aux musulmans par la suite, et ont été mutilés à plusieurs reprises, en particulier la tête d'un des serpents par Mehmed le Conquérant au lendemain de la prise de Constantinople Selon la légende, cet épisode a été suivi d'une invasion de serpents...Toutes les têtes ont disparu avec le temps. L'obélisque muré, d'une hauteur de 32m, est érigé au IVe siècle sur la spina de l'Hippodrome, probablement sous le règne de Constantin Ier le Grand (306-337). Formé de blocs de pierre grossièrement taillés, il demeure ainsi jusqu'à ce que Constantin VII (912-959) le fasse recouvrir de plaques en bronze doré. Ces plaques sont enlevées lors de la quatrième croisade (1204) pour fabriquer des pièces de monnaie.


LA MOSQUEE BLEUE

https://www.tresorsdumonde.fr/mosquee-bleue/


Cet incontournable édifice religieux, construit au début du XVIIe siècle, mélange d’architecture byzantine et de traits propres à la civilisation chrétienne, étonne par sa splendeur restée intacte malgré les siècles. Dénommée « mosquée bleue » en raison de la prédominance du bleu dans les carreaux de céramique dont elle est ornéeelle a la particularité de renfermer le tombeau de son fondateur, le sultan Ahmed 1er.


Il convient de distinguer la mosquée et le complexe qu'elle constitue qui occupe l'emplacement de l'ancien Grand Palais byzantin - résidence impériale jusqu'au sac de la ville par les croisés et les Latins en 1204 - et une partie de l'ancien hippodrome romain.

Avec ses six minarets, sa coupole et ses demi-coupoles harmonieusement étagées qui ont rendu sa silhouette célèbre, l'ensemble a été édifié entre 1609 et 1617 par l'architecte Sedefkar Mehmed Ağa (Le Nacreur), disciple du génie Mimar Sinan, pour et au nom du sultan Ahmed III (d'où son nom original de Sultanahmet Camii).

Bien que d'inspiration classique, les quelques nouveautés appliquées pour la première fois à cet ensemble lui donnent une place à part dans l'architecture ottomane. On l'accepte volontiers comme la dernière grande construction impériale et l'ultime grandiose témoignage d'un empire déjà déclinant. C'est là que Mahmud II proclame la dissolution de l'armée des janissaires. L'ensemble comprenait au départ une mosquée, des appartements impériaux, des écoles élémentaires, une medersa, un marché couvert, un dispensaire, un hospice, un couvent de derviches, une cantine populaire et des mausolées. Certains de ces bâtiments ont disparu avec le temps ou ont vu leur architecture profondément modifiée. Située au centre du complexe, la mosquée Bleue rivalise avec Sainte-Sophie dont elle n'est séparée que par une vaste esplanade. Elle dispose d'un large espace central (64 m sur 72 m) surmonté d'une vaste coupole de 33,60 m de diamètre et dont le sommet culmine à 43 m. La coupole repose sur quatre grands arcs, épaulés par quatre demi-coupoles, et sur quatre piliers cannelés (pieds d'éléphant). Tous les murs sont recouverts de milliers de carreaux de céramique d'Iznik (plus de 20 000) aux tonalités dominantes bleues et vertes, représentant lys, oeillets, tulipes et roses stylisés, autant de thèmes chers à l'art décoratif ottoman.



Le bleu fut à l'origine de l'appellation occidentale de la mosquée, malgré la présence de faïences d'autres couleurs comme le turquoise, le rouge, le grenat et le blanc. La combinaison de ces céramiques et de la lumière apportée par 260 fenêtres disposées sur cinq rangées, dont certaines sont encore munies de vitraux, apporte à l'ensemble sa magnificence et son éclat.


Malheureusement les travaux de rénovation intérieurs entrepris ne permettent actuelleemnt pas d'en apprécier les détails

L'intérieur du mihrab en marbre est recouvert de céramiques à motifs de fleurs. S'y trouve également une parcelle de la pierre Noire vénérée à La Mecque, encadrée de deux grands chandeliers.

Le minbar est sculpté en relief de motifs géométriques entrelacés et dorés. La cour intérieure de la mosquée est bordée d'un portique couvert de 30 petites coupoles soutenues par 26 colonnes. Une fontaine aux ablutions ornée de motifs d'oeillets et de tulipes, sculptée de reliefs entrecroisés, se dresse au milieu de la cour qui est pavée de marbre (n'est plus utilisée).

La mosquée dispose de six minarets, qui ont posé un important problème théologique au moment de la construction. La grande mosquée de La Mecque en ayant le même nombre, il était inconcevable qu'un autre édifice puisse prétendre rivaliser avec elle. La crise a été résolue avec l'adjonction d'un septième minaret à la mosquée des lieux saints de l'islam. Par ailleurs, les caravanes à destination de La Mecque, à l'occasion du pèlerinage annuel, se regroupaient devant la mosquée Bleue. La medersa, de conception classique, est composée de pièces disposées dans la cour du milieu autour d'un péristyle surmonté de coupoles.


Le mausolée du sultan Ahmed III est un bâtiment carré recouvert d'une coupole. Les murs extérieurs sont plaqués de panneaux de marbre et l'intérieur est revêtu de faïences du XVIIe siècle. L'institut de lecture coranique est placé à l'arrière du mausolée. L'observatoire - un édifice en marbre composé d'une seule pièce - est situé à l'avant du monument funéraire.


ARASTA BAZAAR -ARASTA CARŞISI