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LA CIVILISATION MYCENIENNE TIRYNTHE - MIDEA - HERAION D'ARGOS ET LA SUPERBE MYCENES

Dernière mise à jour : 16 sept.


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Nous avons tous été bercés par la mythologie grecque, subjugués par l'Illyade et l'odyssée d'Homère, émerveillés par la srtatégie du cheval de Troie, et surtout conquis par la puissance des dieux de l'olympe


Alors visiter les lieuX où la civilisation mycénéenne a vécu c'est planter le décor de tous les romans et histoires que l'on a pu nous conter enfants.

C'est Tirynthe tout d'abord, construite par les Cyclopes (la taille des pierres, l'œuvre architecturale ne pouvant être attribuée à des humains !), mais où le frère d'Agamemnon ordonna à Hercule de réaliser ses 12 travaux

Midéa, l'acropole mycénienne où ont été retrouvées de nombreuses pierres semi-précieuses qui témoignent de l'existence d'ateliers de fabrication de bijoux et l'existence de lieux de culte(symboles religieux tels que de grandes figurines féminines dessinées)

l'HERAION d'ARGOS sanctuaire de la déesse Héra protectrice de la cité-Etat d’ Argos, centre religieux. A l’Est de la butte, Glykeia, l’ ancien Astérion, était, d’ après la tradition, l’ une des sept rivières-juges qui offrirent a Héra la protection d’ Argos lorsqu’elle affronta Poséidon et que la colère du dieu transforma en torrents.

et MYCENES bien entendu siège du roi Agammemnon, lui même qui ordonna la prise de Troie en utilisant le stratagème du cheval dont on se souvient tous

TIRYNTHE



Notre logement est situé à moins de 100m de l'ancienne cité de #Tirynthe, en #Argolide, à moins de 5 km de Nauplie.

Les murs de cette ville que l'on aperçoit sont impressionnants et tellement épais et solides qu'ils sont qualifiés de cyclopéens, ne pouvant, dans l'imaginaire, avoir été élevés que par les #Cyclopes.

De fait, Tirynthe a été l'une des cités les mieux protégées de l'Antiquité, avec Mycènes que nous visiterons dans la foulée.


Tirynthe fut l'un des grands centres de la civilisation mycénienne (1500-1100 av. J-.C.). De la route reliant Argos à Nauplie, on peut même, sans y entrer, contempler la citadelle, bâtie à 18 m de hauteur, pour comprendre sa position stratégique, mais aussi la nécessité d’une architecture si puissamment fortifiée pour répondre aux assauts des ennemis.

Depuis 1999, le site est classé conjointement avec celui de Mycènes au patrimoine mondial de l’Unesco.


Ce palais mycénien est très difficile à dater. En effet, de tels remparts sont-ils vraiment œuvre humaine ? Les murailles sur le site montrent la mise en œuvre de techniques architecturales bien particulières. Les ouvrages sont en effet bâtis avec de grosses pierres taillées. Aucun mortier n’est utilisé pour assurer leur fermeté. Pourtant, les murs se tiennent solidement sur le sol calcaire de la colline. Tout au plus, des pierres de tailles plus réduites se perçoivent entre les gros cailloux qui forment les structures.

Et c’est là que les mythes et les légendes viennent encore une fois tenter d’expliquer l’histoire. Selon Pausanias, le célèbre historien, il ne pourrait s’agir que d’un travail de Cyclopes, d’où le nom que l’on donne à de telles constructions : les murs cyclopéens. Ce serait donc Proitos, frère du roi de la proche Argos, qui aurait fait construire la cité. Celle-ci resta puissante durant l’Antiquité, grâce à son emplacement stratégique, au centre de tout et près de la mer qui venait jusque-là, ainsi que grâce à ses illustres rois. C’est en effet de là qu’Eurysthée ordonna à Héraclès d’effectuer ses 12 travaux pour se racheter du meurtre des enfants qu’il avait eus avec Mégare.

PORTE D'ENTREE


Comprise entre le rempart intérieur et le rempart extérieur, cette porte principale est du même type que celle des lions à Mycènes. On peut y voir encore les deux montants de la porte, ainsi que, dans le sol, les trous d’encastrement des gonds des deux vantaux en bois.



LES 6 CASEMATES

Elles sont construites dans le rempart. C’est là que se tenaient les soldats en temps de guerre et que l’on entreposait la nourriture en temps de siège. L’architecture en voûte est splendide et l’on se demande vraiment comment de tels blocs ont pu être installés à cet endroit par des hommes, quand on sait qu’aujourd’hui, avec des grues, du personnel et un as du puzzle, on installe à peine trois à quatre pierres de cette taille en une journée. Ces casemates ont les côtés polis à cause des troupeaux qui y vivent et s’y frottent depuis des siècles.


L'#ACROPOLE

Entrée monumentale du palais qui était constituée de deux portiques et d’une porte. On se trouve ensuite dans la cour extérieure du palais. Au bout de cette cour, le bac à sacrifices du palais. On avance dans le palais par les petits propylées.

LES #PROPYLEES

On les devine grâce aux traces de colonnes visibles au sol. On peut voir que ces dernières étaient fixées au sol selon le principe des gonds puisque, autour de leurs supports, on peut distinguer de minuscules petits trous dans le sol. C’est là que s’encastraient les colonnes de bois.

Le #mégaron des hommes est constitué d’une entrée, d’un vestibule et d’un foyer, le mégaron était l’endroit où logeaient le roi et ses amis masculins. On peut encore voir le cercle où brûlaient le feu et les traces de l’emplacement du trône. A gauche du mégaron, la salle de bains, avec des traces de rigoles qui servaient à évacuer l’eau. La dalle est en calcaire.

Le #mégaron des femmes est situé dans la salle centrale d’un bâtiment construit sur le même plan que celui des hommes. On y voit aussi les traces de l’emplacement d’un trône. Elles avaient, elles aussi, une petite cour extérieure.

Dans la muraille, qui faisait à cet endroit plus de 12 m de hauteur, se trouve un chef-d’œuvre de stratégie défensive antique : un escalier secret qui permettait aux défenseurs de circuler dans la muraille et surtout de regagner le palais. Les envahisseurs qui l’ont découvert ne savaient pas avant de s’y engouffrer qu’au bout des 65 marches, il y avait une tour qui laissait un espace entre la porte d’entrée de l’acropole et la fin de l’escalier. Et l’entrée n’était possible que si des planches de bois étaient mises entre les deux, une sorte de pont-levis qui fonctionnait comme un piège car cette plate-forme en bois était systématiquement retirée au moment où les attaquants étaient dessus, les entraînant alors dans une chute de 20 m. Ce qui est génial, c’est que la tour, l’escalier et le mécanisme étaient et sont aujourd’hui encore invisibles de l’extérieur.


Les galeries souterraines. Au fond du plateau inférieur, à gauche, on distingue aussi un triangle sombre. C’est la porte qui conduisait aux galeries souterraines, qui servaient aux occupants de l’acropole à stocker l’eau qui jaillissait de deux sources secrètes. C’est grâce à ces sources qu’ils pouvaient soutenir de si longs sièges.

ACROPOLE DE MIDEA

Une belle route en lacet mène au sommet de l'acropole. Route étroite et sinueuse, avec de jolis point de vue sur la vallée et quelques belles rencontres... de tortues #TESTUDA #MARGINATE, la plus grande tortue d'Europe, en voie d'extinction



L'acropole de #Midéa est un des trois centres mycéniens principaux d'Argolide. Son importance s'illustre avec son impressionnante fortification cyclopéenne, sa place dans la mythologie, son cimetière riche à #Dendra et les trouvailles des fouilles sur le site

La colline où l'acropole a été fondée, domine sur l'extrémité est de la plaine d'Argolide et se trouve à la moitié environ de la distance entre Mycènes et Tirynthe. C'est la plus haute acropole mycénienne, à une altitude de 270 m de la mer. Le mur cyclopéen est construit avec de grands blocs de pierre et il a une longueur de 450 m, une largeur de 5 à 7 m et à certains endroits il est conservé à une hauteur de 7 m. La superficie totale de l'espace fortifié, qui est composé de l'acropole supérieure et de l'acropole inférieure, est de 24 hectares.


Comme Tirynthe, Midéa a été frappée par un fort tremblement de terre à la fin du 13ème siècle av. J.C., ce qui a provoqué une vaste destruction de la fortification et de ses bâtiments. Dans les ruines d'un des bâtiments, on a trouvé le squelette écrasé d'un Homme, qui devait faire partie des victimes du tremblement de terre.

Les fouilles ont mis au jour les deux portes monumentales de l'acropole, celle de l'Est et celle de l'Ouest. Des ensembles de constructions diverses ont été découverts près des portes, ainsi que sur les terrasses du nord-est et du sud-ouest avec beaucoup de pièces, dont quelques-unes étaient des entrepôts et des ateliers. On a également localisé les restes d'un réseau d'évacuation des eaux. Comme le montrent les fragments de fresques

qui ont été trouvés, beaucoup de pièces devaient avoir un décor peint. D'abondantes trouvailles proviennent de ces espaces : des vases en terre cuite et en pierre, des amphores de stockage à faux col en argile, quelques-unes avec des inscriptions en Linéaire B, des ustensiles en plomb, des figurines en terre cuite faites à la main et à roues, des intailles, ainsi que divers outils en pierre et en bronze. Parmi les trouvailles on peut remarquer de nombreux morceaux à l'état brut de pierres semi-précieuses et des matrices en stéatite pour le moulage de perles en or et en pâte de verre, qui attestent l'existence d'ateliers de fabrication de bijoux à Midéa.

L'HERAION D'ARGOS



L’ #Héraion, sanctuaire de la déesse #Héra protectrice de la cité-Etat d’ Argos, était le centre religieux officiel de la ville. Le célèbre sanctuaire de la déesse est construit au pied Sud de la chaîne de montagnes d’ #Euboia (aujourd’hui #Aétovouno)

A l’Ouest, cette petite butte est bordée par un torrent baptisé #Éleuthéron #Hydor (aujourd’hui Réma tou Kastrou), que les prêtres de la déesse utilisaient pour se purifier. A l’Est de la butte, #Glykeia, l’ ancien #Astérion, était, d’ après la tradition, l’ une des sept rivières-juges qui offrirent a Héra la protection d’ Argos lorsqu’elle affronta #Poséidon et que la colère du dieu transforma en torrents.

L’ importance du sanctuaire, non seulement pour la cité mais pour la Grèce tout entière, croit sans cesse, tandis que le calendrier local est base sur la liste chronologique des prêtres de l’Héraion. A l’Héraion, le culte de la déesse devait comporter des mystères et être lié a la déesse mycénienne de la nature qui bénit l’ abondance.


Le sanctuaire d’Héra est aménagé sur deux plates-formes successives, de hauteur inégale. La montée se fait depuis le Sud, par un escalier monumental qui, avec le mur de soutènement a l’Est, fonctionne comme un gigantesque appui pour la première terasse. A l’Ouest, a mi-hauteur du grand escalier, un portique dorique a colonnade double (salle d’attente) a été construit. De la et de l’escalier monumental, les pèlerins devaient suivre la procession venant d’ Argos, le jour ou l’on fêtait les «Hékatombaia». La plate-forme, le portique et l’escalier remontent au Ve s. av. J.-C.

MYCENES

Dans la foulée de la visite de Tirynthe, nous poursuivons vers #Mycènes qui a donné son nom à la civilisation mycénienne, elle aussi au patrimoine mondial de l'Unesco

Cette antique cité préhellénique date de l’âge du bronze (2000 Av J.-C.). Elle occupe une colline, au-dessus de la plaine agricole d’Argos. Elle est entourée d’un assemblage de murs gigantesques (murs cyclopéens), faits d’énormes blocs de pierre calcaire. Ces blocs sont taillés avec soin aux entrées.




Selon les légendes, #Persée, fils de #Zeus et de #Danaé, serait le fondateur de la ville de Mycènes. La dynastie des Perséides eut pour dernier roi #Eurysthée, celui-là même qui imposa à #Héraclès les fameux douze travaux à Tirynthe. L’atmosphère de Mycènes est cependant principalement imprégnée du nom d’ #Agamemnon , fils d’#Atrée, qui succéda à son père sur le trône et mena l’expédition des #Achéens contre Troie. A son retour de Troie, #Agamemnon fut assassiné, à Mycènes, par sa femme #Clytemnestre, aidée de son amant Egisthe. Le fils d’Agamemnon, #Oreste, se chargea de venger son père en tuant à son tour le couple criminel.

Mais le site de Mycènes présente aussi des témoignages de la formation, de l’apogée et du déclin de la civilisation mycénienne. L’apogée de la civilisation mycénienne, notamment en Crète, à partir de 1450 av. J.-C., entraîna l’émergence d’une civilisation unique qui fleurit sur l’ensemble de l’Empire mycénien.


En pénétrant sur le site et en se dirigeant vers la porte des Lions, on aperçoit tout d’abord les remparts, construits en trois temps du milieu du XIVe siècle av. J.-C. à 1200 av. J.-C. La légende raconte que, pour l’édification de ces murs qui montaient jusqu’à 12 m de hauteur, Persée avait fait appel aux géants cyclopes, d’où le terme de cyclopéens attribué à ces remparts et à l’aspect irrégulier et brut des blocs.

L’enceinte cyclopéenne est percée de deux accès. La porte des Lions constitue l’entrée principale. Une autre porte, au nord, est qualifiée de poterne. Elles sont, l’une comme l’autre, défendues par des couloirs d’accès et surmontées de lourds linteaux monolithes.

La porte des Lions trônait entre les remparts, garantissant la protection et le parfait contrôle de l’acropole. Cette dernière est ornée d’un bas-relief montrant deux lionnes dressées de part et d’autre d’une colonne en cône inversé.

Ce monument unique, fait de quatre blocs monolithiques de conglomérat fermait jadis par une porte en bois à double battant. On aperçoit les renfoncements à l’intérieur des montants. On peut aussi remarquer que le linteau de 20 tonnes est plus épais en son milieu, afin de supporter le poids de la plaque à relief. Derrière l’entrée, une petite cavité sur la gauche figure ce qu’étaient les loges réservées aux gardes.



On descend alors vers le cercle A, lieu des tombes royales. En 1250 av. J.-C., lorsque le rempart fut prolongé au sud et à l’ouest, ces tombes royales se retrouvèrent au fond d’une cavité. Afin de les protéger, on construisit au-dessus du vieux péribole un mur circulaire qui s’éleva jusqu’au niveau de l’entrée. Dans la partie ouest du cercle A, 6 tombes royales à puits numérotées de I à VI en chiffres romains ont été mises au jour ; 19 squelettes d’hommes, de femmes et d’enfants en furent exhumés.