top of page
Rechercher

MEKNES La ville aux cent minarets

Dernière mise à jour : il y a 20 heures


VISITE DE LA VILLE

Départ de Fès pour une autre ville royale, 60 kilomètres plus à l'ouest, Meknès, nichée au creux du massif montagneux du Moyen Atlas

Elle constitue une destination de choix pour qui souhaite découvrir un autre Maroc, moins touristique et certainement plus authentique.


Née de la volonté du sultan mégalomane Moulay Ismaïl, qui en fit sa capitale au XVIIe siècle, Meknès abrite une médina très bien conservée où les petites merveilles d'architecture arabe et berbère sont légion, à l'image de l'imposante porte voûtée et garnie de mosaïque Bab Mansour.



Nous vous emmenerons en 3 demi-journées à la rencontre de ses cours et de ses fontaines dans le cadre d'une visite de la médina, mais aussi vers les anciennes écuries royales, au sud de la ville, tandis qu'au nord, vous découvrirez les vestiges de l'antique Volubilis

HISTOIRE

MOULAY SMAIL (1646 – 1727) fait de Meknès la capitale du Royaume en 1672

Gouverneur de Meknès avant son accession au trône, Moulay Ismaïl a été intronisé en 1672, à l’âge de 26 ans. Il décida d’en faire sa capitale. Il mit prés de 25 ans à combattre les tribus hostiles pour établir son autorité sur le pays et le protéger des convoitises des Espagnols qui occupaient El Maâmora, actuelle Mehdia, Larache, Assilah, Ceuta et Melilla et les îles Penon de Valez.


Il devait en outre parer aux menaces des Portugais qui occupaient Mogador et des Anglais, qui convoitaient la ville de Tanger, alors que les Français étaient déjà installés sur la côte méditerranéenne. Moulay Ismaïl, fasciné par Versailles et le Roi Soleil, était très attiré par le monumental. Il entoura sa capitale de bastions, de murailles et de portes aux dimensions démesurées, à l’image de la grandeur à laquelle il aspirait. Ses haras pouvaient contenir jusqu’à 12.000 chevaux et sa puissante armée comptait plus de 150.000 hommes. Sur le plan diplomatique, le sultan avait des relations étroites avec le Roi de France Louis XIV. C’est ainsi que le Maroc et la France signèrent le traité de Saint-Germain qui instaura le principe de non agression entre les navires des deux pays, le rachat des captifs et l’installation de consulats français à Salé et Tétouan. Traité dont le suivi était confié à l’ambassadeur Ben Aîcha qui se rendit en France en 1698. À son retour, Ben Aîcha fit au sultan le récit émerveillé de son voyage et de sa rencontre avec Anne-Marie de Bourbon, future princesse de Conti et fille du Roi-Soleil. Ses éloges et ses descriptions firent naître chez Moulay Ismaïl une envie telle qu’il sollicita la main de la princesse! Démarche qui inspira nombre de nouvellistes et poètes de la cour, mais qui n’eut aucune suite.

VISITE DE LA VILLE - JOURNEE 1

RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS DE CETTE JOURNEE EN CLIQUANT CI DESSOUS

https://goo.gl/maps/GF2Jb3cnq4sYquGs9

BASSIN DE L'AGDAL


Avant les travaux en 2015

C’est un bassin artificiel de 4 ha, avec une accumulation d’eau de 319 m de long, de 149 m de large et d’une profondeur de 3.50m., construit sur l’ordre de Moulay Ismaïl pour irriguer les jardins des sultanes et permettre aux femmes de son harem (on dit que leur nombre approchait de 500) de se distraire.

Ce bassin servait également de réserve d’eau en temps de guerre ou de sécheresse, il est irrigué par 25 km de canaux. Véritable bouffée d'air dans la ville, cet endroit est très appréciable, lui qui a été aménagé aujourd'hui en un espace de loisirs.

En face s'élèvent les greniers de Moulay Ismaïl. Ressortir et longer les murailles pour y parvenir.

Le bassin est actuellement en cours de rénovation. et donc mis à sec