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POITIERS

La ville de Poitiers, chef-lieu du département de la Vienne, regorge de trésors architecturaux, de monuments et objets chargés d'histoire. : Notre Dame de la Grande et sa célèbre façade sculptée, ou encore le Palais des Ducs d'Aquitaine qui a vu séjourner d'illustres ancêtres sortis de nos livres d'histoire comme Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis reine d'Angleterre, et mère de Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. ,

À la période antique, Poitiers (ou Lemonum, du nom celtique de la ville) est le chef-lieu du peuple gaulois picton. La ville qui s'est construite sur un promontoire rocheux au point de jonction de deux cours d'eau, le Clain et la Boivre, se développe à la conquête romaine, au Ier siècle avant notre ère.

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Au Moyen Âge, Poitiers s'érige autour de sa fonction religieuse. L'édification d'un baptistère, vers le Ve siècle, marque les débuts du christianisme. Les églises Saint-Hilaire-le-Grand, Sainte-Radegonde, la collégiale Notre-Dame-la-Grande, l'abbaye de Saint-Jean-de-Montierneuf et la cathédrale Saint-Pierre, entre autres, suivront la christianisation de la ville.

En 1204, une charte de commune instaure les fondements de la ville avec la nomination d'un maire.

Ville savante, Poitiers voit la construction de sa première université en 1431, qui marquera durablement la notoriété des lieux. Un autre édifice retiendra aussi les esprits : le mur d'enceinte médiéval de Poitiers, érigé au temps d'Aliénor d'Aquitaine.

Nous commençons la visite depuis le parking de l'hôtel de ville qui offre le double avantage d'autoriser les véhicules jusqu'à 2.80 m de hauteur, et d'être facilement accessible et prix modifuqe : 1 € de 8h à 13 h le samedi matin puis .50 € la demi-heure

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PLACE DU MARECHAL LECLERC

Au Moyen Âge, halles et commerces occupent toute la place. Elle devient le centre économique de la ville de Poitiers et prend, au XIIe siècle, le nom de « place du Marché-vieil ».


Au XVIIe siècle, la fonction économique sans disparaître complètement, s’efface au profit d’une fonction militaire. La place accueille en effet la statue de Louis XIV et devient « Place royale ». La Révolution rebaptise les lieux « Place nationale » suite à la destruction de la statue. Mais elle redevient « Place royale » durant la Restauration.

C’est en 1830 qu’elle prend le nom de « Place d’Armes » rappelant ainsi les parades militaires qui s’y tiennent. Les poitevins lui donnent encore aujourd’hui ce nom alors qu’elle est rebaptisée place du Maréchal-Leclerc depuis 1948. Le Maréchal Philippe Leclerc de Hautecloque a fait une partie de sa scolarité à Poitiers, au lycée des Feuillants.

Avec l’église Notre-Dame-la-Grande, elle est le symbole de l’identité poitevine et constitue le point central du projet Cœur d’Agglo qui relie la Préfecture à l’Hôtel de Ville, puis aux jardins de Puygarreau.

Le bâtiment de la mairie, d’inspiration Renaissance, se distingue par un plan U, et une façade bien rythmée, flanquée de pavillons latéraux. Le centre est visuellement accentué par la présence de la porte principale, surmontée d’une loggia, d’une horloge et du campanile.


A l’intérieur, le vestibule ouvre sur un escalier monumental, qui n’est pas sans évoquer celui de l’opéra Garnier, qui met en scène l’ascension du visiteur vers la loggia. De ce balcon, il peut à son tour voir et être vu… Ainsi, la forme de l’édifice a autant de significations sociales que son décor. Les deux grandes toiles de Pierre Puvis de Chavannes de 1874 qui y sont exposées, constituent les pièces maîtresses d’un abondant décor sculpté et peint. Elles sont dédiées à deux épisodes de l’histoire poitevine : la bataille de Charles Martel et Saint Fortunat lisant des poèmes à Sainte Radegonde à l’abbaye Sainte Croix.

Dans le salon d’honneur, ancienne salle de bal, le vitrail, oeuvre de Steinheil, représente Aliénor d’Aquitaine confirmant la charte de commune en 1199. Les salons d’apparat (salle des mariages, salle des fêtes et ancienne salle du Conseil) sont également ornés de plusieurs grands tableaux, en grande partie redevables à des artistes poitevins de renom.


TOUR MAUBERGEON


Cet ensemble de quatre tours rondes est l'ancien donjon du palais de Ducs d'Aquitaine, reconstruit par Guillaume IX d’Aquitaine, dit le Troubadour, après un incendie en 1018 et nommé en mémoire de sa maîtresse Mauberge enlevée dans le château de son mari. Une autre version de l'histoire indique que le nom de Maubergeon est dérivé du «mall-berg», l’ancien tribunal mérovingien.

Le Duc de Berry a aménagé le donjon à la mode du temps vers 1400 pendant une trêve de la guerre de Cent Ans avec le percement de fenêtres gothiques et l'ajout de sculptures représentant les vassaux du Duc. Il ne termina pas le chantier, d'où l'aspect arasé du bâtiment.

Des fouilles sont en cours autour de la tour mais elle peut néanmoins se visiter depuis la salle des cent pas du palais des ducs (visite groupée toutes les 30mn)


PALAIS DES DUCS D'AQUITAINE

Le Palais de Justice occupe actuellement le site du Palais des comtes de Poitiers, dont l'ancienne grande salle, librement accessible, aménagée vers 1200 par Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis reine d'Angleterre, et mère de Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre.

Cette "aulas" (nom donné aux grandes salles), dites également "salle des Pas perdus" servait aux réceptions, à rendre la justice et à réunir les vassaux


Son décor de style angevin marqué par des arcatures aveugles et des châpiteaux demeure aujourd'hui l'un des plus remarquables exemple d'architecture civile médiévale en France


Ses dimensions en faisaient alors la plus vaste d'Europe (50 mètres sur 17). La triple cheminée et les verrières au-dessus ont été ajoutées vers 1400 par le Duc de Berry. La partie en hauteur devant la cheminée forme une estrade où siégeaient les comtes de Poitou et leurs officiers.

Le palais a été le théâtre d'événements historiques majeurs : Jeanne d'Arc y a été interrogée sur ses motivations dans cette salle et Jacques Cœur y a été condamné devant Charles VII.

Les motifs officiels de la condamnation de Jacques Cœur sont nombreux et peu fondés, la raison probable est l'accaparation de ses biens par le roi de France.

HOTEL PELISSON


La construction de cet hôtel Renaissance s'achève en 1557, un an avant la mort du propriétaire, Jean Pélisson.

Riche marchand de draps de soie, il devint échevin en 1550. L'échevin a un rôle équivalent à celui de l'adjoint au maire actuel.

La façade typique de la Renaissance Classique, s'orne d'une frise dorique au-dessus du rez-de-chaussée, de chapiteaux ioniques au premier étage et corinthien au deuxième. Les devises en latin au-dessus des fenêtres du premier, "Voici mon refuge" et "Je me confie au Seigneur" sont d'inspiration Protestante.

EGLISE NOTRE DAME DE LA GRANDE

Sculptée dans la première moitié du XIIe siècle, la célèbre façade de l’église Notre-Dame-la-Grande est le joyau de la ville de Poitiers


La splendeur et l’éclat de sa belle façade du XIIe, aujourd’hui restaurée, minutieusement sculptée, trouve ici sa forme la plus parfaite de l’architecture romane poitevine. Elle se lit comme un livre d’images et cette frise relate des épisodes de l’histoire sainte – d’Adam et Eve jusqu’à la naissance de Jésus.

Au-dessus, le collège des apôtres, évêques et pape se répartissent de part et d’autre de l’unique fenêtre. Enfin, un Christ en gloire domine l’ensemble de la composition, au centre d’un pignon embelli par une taille de pierres en losanges ou en cônes.


Tout le côté nord de l’église Notre-Dame-la-Grande, ainsi que son chevet, présentent une file de chapelles des XVe et XVIe siècles, édifiées dans le style architectural de chacune de leurs époques : on peut ainsi admirer les fresques de la voûte du choeur qui datent du 12e, les peintures de la nef et des bas côtés de 1851. A signaler dans l’une des chapelles à droite du chœur, un remarquable groupe sculpté du XVIe siècle, en pierre polychrome, représentant la Mise au tombeau.

MARCHE NOTRE-DAME




Tous les matins dans le coeur de ville de Poitiers, à partir de 6H, du Lundi au Samedi les commerçants dans 10 métiers de bouche vous accueillent. Et également des restaurateurs en soirée jusque 20H30.

Le samedi matin, le stationnement est à 1 euro de 8H à 13H dans les parkings de la ville.

  • Le Marché Notre Dame en intérieur, c'est une trentaine de commerçants qui vous proposent chaque jour des produits de Qualité, du "Fait Maison" et tout cela à Deux pas de chez Vous.

  • Et le Samedi, Retrouvez en plus à l'extérieur des Traiteurs du Monde entier, des Producteurs locaux de Fromages de chèvre, de Miel, de Viande Bio, des Maraîchers, des Légumes Bio, des Fleurs, des Plantations,...


BELVEDERE DES DUNES

Il faut descendre la grand' rue, actuellement en travaux jusqu'au pont sur le Clain pour rejoindre le belvédère. Une etite marche sympathique ponctuée de quelques bâtiments anciens.

Surplombant le lit du Clain, le site permet au visiteur d’apprécier d

Le belvédère offre un superbe point de vue sur la ville historique qui déploie ses toits en ardoises et en tuiles romanes. Son aspect change selon la météo.


CATHEDRALE SAINT-PIERRE


La Cathédrale Saint-Pierre est de très loin l'édifice le plus imposant de Poitiers de par ses dimensions. Sa construction, en forme d'église-halle, fut commencée vers la fin du XIIe siècle sous l'impulsion d'Aliénor d'Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt, elle sera achevée à la fin du siècle suivant à Poitiers.



Elle est de style gothique angevin, à l'exception de la façade de style gothique de l'ile de France avec sa rosace et ses trois portails sculptés.

A l'intérieur vous serez surpris par sa collection de 18 verrières de la première moitié du XIIIe éclaire l'église.


Remarquez également le très beau vitrail de la crucifixion, au centre du chevet, du XIIe siècle. Il a été offert par un roi, une reine - placé à la droite du Christ, place d'honneur - et leurs quatre fils, représentés tout en bas; l s'agit d'henri Plantagenet, roi d'Angleterre, de sa femme Aliénor, héritière de l'Aquitaine et de ses 4 fils.

Au centre, la crucifiction : Le peintre verrier ne s'est pas soucié de réalisme. La croix du supplice infament est uassi une croix glorieuse, rouge du sang mais aussi des vêtements impériaux, "arbre précieux et éclatant de gloire, paré de la pourpre du roi".

Sous la crucifiction le tombeau vide rappelle l'indispensable corrélation entre Mort et Résurrection.



Les stalles gothiques du chœur, du milieu du XIIIe sont parmi les plus anciennes de France. méritent de retenir l'attention.


Il en reste 37 de chaque côté, 24 au moins ayant été perdues lors des remaniements du choeur.Données au chapitre par l'évêque Jean de Melun, elles comptent parmi les plus anciennes stalles françaises. Les miséricordes d'origine, moins saillantes, s'ornent de feuillage strès variés ; elles permettaient aux chanoines, lorsque le siège était relevé, de s'appuyer lors de longues stations debout. Les motifs le splus remarquables sont placés dans les écoinçons de l'arcature qui surmonte les sièges. Un ange qui tient deux couronnes occupe un écoinçon sur deux.

Côté nord, en dehors de la vierge dans le troisième écoinçon, on verra surtout des animaux réalistes ou fantastiques tandis que côté Sud, on trouvera un lion combattant un dragon, deux quadrupèdes à corps commun, un basilic, mais surtout des scènes diverses : lutteur, abattage de porc, architecte, homme coupant du pain ou cueillant des fruits, ainsi que la représentation de l'Avarice et de l'orgueil. c'est dire la liberté et la fantaisie de l'artiste

Elle abrite de nombreuses œuvres appartenant (à l’origine) à diverses églises de la ville de Poitiers qui ont souffert de la Révolution.

A noter égaleme,t le grand orgue Clicquot qui a conservé sa mécanique d’origine.

En cours de dégagement et de restauration vous pourrez apprécier les peintures murales de l'origine de la cathédrale dans le transept sud : un décor spectaculaire qui daterait des années 1260-1300, monumental (près de 900m2) et exceptionnel :


Des scènes de la Bible, des Saints, des anges, le couronnement de la Vierge, des décors floraux, des animaux… le tout réalisé comme le voulaient les codes de l’époque avec des couleurs très vives, des rouges, des bleus, des verts obtenus grâce à des pigments souvent précieux.

Sur les murs au dessus de la balustrade, sont représentés huit personnages, tous des saints : aus sud, Pierre et Paul, debout sur une églsie romane, évoquant la tansmission de la foi chrétienne, à l'est à gauche de Paul deux évêques, Saint Thomas et Saint Martin, , puis 2 saints martyrs poitdevin Savin et Cyprien : à l'ouest, à droite de Pierre, un saint non identifié, puis Sant Maurice dont la cathédrale possédait des reliques. Enfin au nord, Saint Etienne tenant dans sa main les pierres de son martyre.

BAPTISTERE SAINT-JEAN

Installé au IVe siècle dans une maison gallo-romaine de Poitiers le baptistère Saint-Jean est l'un des plus anciens monuments chrétiens d'Europe dont les parties les plus anciennes datent du IVe siècle, époque de Saint Martin et de Saint Hilaire, premier évêque connu de Poitiers.

Le baptistère Saint-Jean abrite notamment une ancienne piscine baptismale de forme octogonale, utilisée alors pour le baptême par immersion jusqu’au VIIIe siècle ainsi qu'un très bel ensemble de peintures murales romanes et gothiques des XIe-XIIe et XIIIe s. et une remarquable collection de sarcophages mérovingiens.

EGLISE SAINT PORCHAIRE

A la fin du IXeme siècle, thibaud, trésorier de Saint-Hilaire, construit une église pour accueillir les reliques de Saint Porchaire. Une belle tour porche à trois niveaux est ensuite ajoutée à l'édifice. Cette tour abrite la cloche Anne

Le portail d'entrée est encadré par des colonnes à châpitaux sculptés. Celui de gauche représente deux lions et des oiseaux buvant dans un haut calice. Celui de droite figure le prophète Daniel dans la fosse aux lions.


Au dessus du portail, un bas-relief mutilé représente le christ en majesté, cantonné des symboles des quatre évangélistes.