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RONDA

Dernière mise à jour : il y a 19 heures

https://goo.gl/maps/gZvj7x1RqSpFErwR9


L'arrivée à Ronda est assez spectaculaire.

La ville de Ronda, millénaire, réunit toutes les caractéristiques de l'une des villes les plus intéressantes de toute l'Andalousie. Le paysage, l'urbanisme, l'histoire, la légende romantique des célèbres bandits, le berceau de matadors et d'artistes... font de Ronda une ville unique en son genre.

Dans cette zone très montagneuse, à 50 Km de la Costa Del Sol, la ville blanche appelée aussi "la ville des châteaux" surplombe un plateau rocheux naturel coupé à vif par une brèche défendu, sur son côté le plus accessible par une alcazaba.: les gorges du Tajo et la rivière Guadalevín qui divisent la ville en deux parties: la Ciudad, ou vieille ville aux réminiscences arabes, et au tracé médiéval au sud, et le Mercadillo, la " ville des marchands ", qui est la partie moderne, au nord.

De celle-ci, sont préservées les murailles et les portes les plus importantes permettant d'accéder à la ville. La puerta del Almocábar (XIIIe s.) était la porte d'accès au sud de la ville ; la puerta de Carlos I date du XVIe siècle et la puerta de la Exijara conduisaient au quartier juif.

Plusieurs ponts relient les deux moitiés de Ronda, une des villes les plus intéressantes située sur la route des Pueblos Blancos (les villages blancs), en pleine Sierra de Ronda, à quelques kilomètres de la Costa del Sol. Le pont Arabe, le Vieux pont et le pont Neuf

Trois ponts traversent un précipice de plus de 100 mètres de profondeur et conduisent à l'autre bout de la ville. Le pont Arabe, construit au XIVe siècle, permettait d'accéder à l'Arrabal Viejo (l'ancien faubourg). Quant au Vieux pont, il est constitué d'un seul arc de quelque 10 mètres de diamètre. Le pont Neuf est le plus spectaculaire de tous : une colossale œuvre d'ingénierie reliant les quartiers du Mercadillo à la ville. Datant du XVIIIe siècle, ses fondations reposent sur la base du précipice. À divers endroits, sa hauteur atteint 98 mètres et sa longueur 70 mètres.




Les chroniques d'hommes de lettres qui se sont sentis captivés par cette ville se succèdent depuis les textes les plus anciens jusqu'à nos jours; Pline, le roi poète de Séville al-Motámid, al-Idrisi, Ibn al-Jatib, Vicente Espinel, Rilke, Juan Ramón Jiménez et Juan Goytisolo sont quelques-uns des noms de la longue liste d'auteurs ayant écrit d'éloquentes pages sur Ronda où, selon ceux qui en sont originaires, la pluie monte et les oiseaux volent aux pieds de ceux qui se penchent au-dessus de la Brèche.

Cette ville de plus de 34 000 habitants, dont les origines remontent à la préhistoire, fut un important centre commercial sous les Romains, puis la capitale d'un petit émirat arabe dont elle conserve le tracé urbain.

Ronda conserve un centre historique charmant déclaré Bien d'intérêt culturel parsemé de palais et de lieux de culte, dont l'église de Santa María, mélangeant différents styles : empreintes arabes, touches gothiques et belles finitions Renaissance.

Ce sont sans doute les bandoleros, bandits, qui ont le plus concouru à donner une image légendaire à la ville et à sa région.



Cette enceinte renferme quelques constructions intéressantes, comme l'église del Espíritu Santo, de style gothique et Renaissance, que fit ériger Fernand le Catholique pour commémorer la Reconquête de Ronda. L'église de Santa María la Mayor est une autre œuvre religieuse intéressante, avec des éléments arabes et chrétiens. La Grande mosquée de Ronda fut construite par les Arabes au XIIIe siècle sur un ancien temple romain. De cette époque, sont conservés l'arc du mihrab, décoré en stuc, et el minaret, transformé en clocher. L'intérieur de la mosquée fut enrichi durant les siècles suivants d'éléments de décoration Renaissance et baroque, comme en témoignent le chœur, le coro et les autels. Le minaret de San Sebastián est clairement de style mudéjar, caractérisé par les décorations en stuc et les arcs outrepassés. Ce style sera utilisé par la suite dans l'architecture chrétienne. Les bains arabes, situés au bord de la rivière, font également partie de l'héritage musulman. Ils datent du XIIIe et sont très bien conservés.

HISTOIRE

Certains prétendent que ses origines remontent aux Celtes "Bástulos" (peuple pré-romain) qui la nommèrent Arunda. Les Romains s'installèrent à Arunda et à Acinipo (également appelée Ronda La Vieja). Pline et Ptholomée évoquent Acinipo comme l'une des villes les plus importantes de la Bétique. Parmi ses ruines, soulignons le théâtre, l'un des plus importants de l'Espagne romaine. A Arunda les Romains construisirent le château de Laurus (ou d'El Laurel) cité par Pline dans son Histoire Naturelle sous le nom d'Arunda Laurus et sur lequel la forteresse musulmane fut postérieurement construite.


Suite à l'obscure époque wisigothe, Ronda reprit véritablement de l'importance sous la domination musulmane; Arunda devint alors Izna Rand Onda. Du VIIIe au XVe siècles, ce sera l'une des forteresses les plus importantes d'Andalousie. Sous les émirats d'Al Mondhir et d'Abdallah ben Mohamed (886-912), la révolte des muladis (ou anciens chrétiens convertis à l'Islam) s'intensifia dans la région