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TOULOUSE

Aujourd'hui, 130 ème jour de notre voyage autour du monde en famille, nous avons décidé de visiter Toulouse, la ville rose. Savez vous à quoi elle doit son surnom de « ville rose » ? A l'usage de la brique. Cette dernière, qualifiée de « foraine » en Midi toulousain, a perpétué un héritage antique jusqu'à aujourd'hui. Elle habille les façades de couleurs chaudes, du rose le plus doux à l'orange flamboyant.

Depuis Péchaudier, nous rejoignons Balma-Gramont. Une position idéale pour garer son véhicule gratuitement et sans difficulté et pour rejoindr epar le métro le centre de Toulouse (coût d'un ticket de métro 1.80 €). De plus le parking est à proximité du centre commercial d'Auchan où nous ferons nos courses pour le soir avant de rentrer




https://goo.gl/maps/RtwPvLoFB7MCDnhNA

Première étape à la sortie du métro, la place du capitole (et aussi arrêt du métro), où se situe à la fois l'office de tourisme, l'hotel de ville et le théâtre.

La place en ce mi-novembre est occupée de part et d'autre de l'hôtel de ville par les chalets de Noël en cours d'installation

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LE CAPITOLE

Dressé face à la place du Capitole depuis le XVIIIe siècle, le Capitole est sans conteste le monument le plus emblématique de la ville : il abrite à la fois l'hôtel de ville et le théâtre du Capitole. On le traverse par la cour Henri-IV, derrière le portail central.


Siège du pouvoir municipal depuis le XIIème siècle, ce chef d'œuvre néoclassique déploie sa majestueuse façade de briques et de pierres sur l'incontournable place du Capitole. Agrandi, transformé, embelli à chaque époque, les décors inscrits sur ses murs racontent les grands moments de l'histoire toulousaine : de l'épisode cathare à la création des Jeux floraux, des comtes de Toulouse au siège de la ville.

À l'étage se succèdent les salles d'apparat, dont la superbe salle des Illustres (: Henri Martin, Jean-Paul Laurens, Paul Gervais et bien d'autres artistes ont peints ou sculptés le décor de ces salles.), vaste galerie des glaces dont les peintures retracent l'histoire de Toulouse..

Dans la cour Henri IV se trouve la plaque commémorative de l'endroit où a été exécuté le duc de Montmorency.



Tout autour de la place, vous apprécierez le fameux rose chatoyant des briques de Toulouse. sous les arcades au rez de chaussée, nombreux bars et restaurants onr pris place étalant leurs terrasses au soleil



EGLISE NOTRE-DAME DU TAUR

Selon la tradition , l'église du Taur marquerait le lieu où le taureau du supplice de Saturnin se défit du lien auquel était attaché le martyr.

Celui-ci fut recueilli par deux jeunes chrétiennes, les éSaintes Puellesé, qui révélèrent ainsi courageusement leur foi en un temps de persécution. Conformément à l'usage antique, elles l'enterrèrent dans ce secteur qui avait vocation de nécropole

L'église a été élevée au XIIIème siècle. Sa façade s'achève en clocher-mur de type toulousain.

A l'intérieur une peinture murale de B Bénézet et un tableau de Bézard reconstituent la fin tragique de Saturnin

LE COUVENT DES JACOBINS


Poursuivons notre visite en direction du couvent des jacobins, un immense édifice en plein coeur de la ville

Nous passons tout d'avord devant le collège des Jacobins, construit à ses côtés et atteignons un édifice sobre, aux volumes simples, d'aspect austère et massif à l'extérieur, : le couvent des Jacobins

Cet édifice fondé aux XIIIe et XIVe siècles par l'ordre des dominicains. surprend par la légèreté de ses voûtes et sa luminosité intérieure. Tout particulièrement le visiteur sera surpris par sa voute unique en forme de palmier de pierre à 22 nervures.

Joyau de l'art gothique méridional, elle conserve, comme beaucoup d'églises du midi, un plan simple, de hauts murs épaulés de contreforts, un décor limité à de fausses pierres, quasiment sans sculptures.



Elle est entièrement construite en briques.

Le clocher octogonal est un bel exemple du style de ce gothique dit « méridional ».

L'église, avec sa double nef au décor peint et ses superbes vitraux, abrite également les reliques de saint Thomas d'Aquin à l'ombre de son palmier géant

Quant au cloître du couvent, joyau de l'art médiéval, îlot de tranquillité dans la ville, il accueille régulièrement concerts et expositions. C'est le lieu de vie d'une communauté religieuse où tout s'organise autour du cloître : réfectoire, salle capitulaire et chapelle funéraire ornée de peintures. C'est un lieu de pèlerinage sur les reliques de Saint Thomas d'Aquin.

HOTEL D'ASSEZAT

Prenons maintenant la direction de la Garonne. En chemin, fleurissent les bars et restaurants, commerces dont les noms rappellent la richesse culturelle de la ville : Ici "La madeleine de Proust", là le salon de thé "Madame Bovary"



À la Renaissance, la ville, enrichie par le commerce du pastel, voit fleurir de somptueuses demeures, dont l'hôtel d'Assézat. La cour d'honneur, somptueuse, sert d'écrin aux deux façades rythmées par les colonnes antiques et reliées par la tour d'escalier. Nicolas Bachelier, l'architecte, œuvra pour de nombreuses familles toulousaines. L'édifice légué à la ville de Toulouse en 1895 accueille les académies et sociétés savantes dont les Jeux floraux créés en 1323.



Légué à la ville en 1895, il accueille depuis les académies et sociétés savantes, dont les Jeux floraux créés en 1323. C’est ce lieu exceptionnel qu’a choisi l’Argentin Georges Bemberg pour y exposer sa collection d’art, la fondation Bemberg. La fondation est actuellement fermée pour travaux.

LES BORDS DE GARONNE

Nous n'avons plus que quelques dizaines de mètres pour rejoindre la Garonne et le Pont neuf. Nous voici devant un des plus beaux panoramas de la ville avec la vue sur le Pont neuf, l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques, le dôme de la Grave, et le fleuve, la Garonne.



Des portes métalliques pivotantes ont été installées pour parer à une crue éventuelle ; elles ne sont pas rares ici Promenades ou farniente ensoleillé : en plein coeur de la cité, vous pourrez profiter du bord du fleuve, notamment sur la promenade Henri-Martin et la place de la Daurade.

Sur le côté de cette dernière, ne manquez pas la visite de l'église Notre-Dame de la Daurade

NOTRE DAME DE LA DAURADE

L'église de la Daurade est située sur un très ancien lieu de culte où se sont succédés des temples celtiques et romain, un sanctuaire wisigothique puis les bâtiments et les jardins de l'abbaye des Bénédictins


La construction des quais fait disparatire les jardins de l'abbaye, qui descendaient en terrasses jusqu'à la Garonne.


Une nouvelle église fut construite qui connaitra plus tard différents remaniements : colonnades et façades de pierre). elle ne recevra cependant jamais la coupole qui devait la couronner.

Les pélerins y vénéraient la Vierge noire de la Daurade, dont il ne subsiste squ'une réplqiue, reconstituée de mémoire après la disparition de l'original à la révolution.

Depuis la Daurade, qui devrait son nom aux mosaïques dorées du sanctuaire wisigothique, on aperçoit sur l'autre rive le dôme de l'hôpital de la grave ainsi que l'église Saint-nicolas.

Longeons la Dordogne pour rejoindre les canaux du bazacle et du Midi. Nous passons devons l'austère église Saint-Pierre des cuisines, puis de l'université de droit

De l'autre côté du canal de Bazacles, l'ancienne manufacture de tabacs, classée monument historique abrite aujourd'hui de hautes écoles, notamment Sciences Po



CANAL DU MIDI


Plusieurs canaux traversent la ville : le canal du Midi, le canal de Brienne et le canal latéral à la Garonne.

Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, le canal du Midi relie Toulouse à la mer Méditerranée.

Réalisée sous le règne de Louis XIV par Pierre-Paul Riquet et complétée au XIXe siècle par le canal latéral à la Garonne pour naviguer vers l'Atlantique, cette voie d'eau est à parcourir à pied ou à vélo, ou encore à découvrir en bateau.


A la jonction des canaux une très belle fresque est gravée .

Depuis le canal du midi, pour r ejoindre Saint Sernin, nous traversons le parc où se situe le jardin japonais Pierre-Baudis, qui comprend un étang enjambé par un petit pont rouge et surplombé par un salon de thé



BASILIQUE SAINT SERNIN


Cette basilique de brique et de pierre du XIe siècle, la plus grande églsie romane de France, est inscrite au patrimoine par l’Unesco et accueille depuis des siècles les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle.

Symbole de Toulouse, cette basilique a été élevée en l’honneur de saint Saturnin (ou Sernin), premier évêque de la ville.

Étape importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle invite au recueillement et ses vastes proportions sont propices à la déambulation parmi les nombreux reliquaires.

Par son plan, elle appartient aux « églises de pèlerinage » : elle développe sur plus de 100 m de long et 64 de large son plan en croix latine, cependant que sa voûte en berceau , partagée en 12 travées par des arcs doubleaux, et épaulée par des tribunes lumineuses, s’élève à plus de 21 mètres.




Les pèlerins, dont vous emboîterez les pas, pouvaient circuler dans les deux doubles collatéraux de part et d’autre de la nef centrale, puis dans le déambulatoire où étaient rassemblées les reliques, sans perturber les offices des chanoines.

Votre visite ne serait pas complète si vous ne preniez pas le temps de vous arrêter sur les chapiteaux : on en dénombre plus de 700, à l’intérieur et à l’extérieur, et de la crypte au clocher, la moitié étant d’époque romane. La montée à la tribune sud, lors de la visite avec les Bénévoles de la basilique, outre les magnifiques vues qu’elle propose, tant sur les voûtes de la nef que le sommet du baldaquin, vous permettra de réaliser concrètement comment les tribunes constituent de véritables arcs-boutants intérieurs.

Sous son clocher octogonal, vous découvrirez une immense nef voûtée de 21m de haut reposant sur des châpiteaux richement sculptés, ainsi qu'une crypte où demeurent de nombreuses reliques. Parmi elles, celles de saint Sernin, évêque martyr du IIIe siècle auquel la basilique doit son nom, et le reliquaire émaillé de la Vraie-Croix, en forme de sarcophage.


CATHEDRALE SAINT-ETIENNE

L’Eglise de Toulouse a été fondée au III° siècle par saint Saturnin, son premier évêque, qui subit le martyre vers l’an 250. Quant à la cathédrale, dédiée à saint Etienne, la première mention historique, actuellement connue, est fournie par une charte de Charles le Chauve donnée, en l’an 844, au profit des églises de la ville.

A l’époque de la réforme grégorienne, en 1078, l’évêque Isarn édifia (ou reconstruisit) une nouvelle église située sur l’emplacement de la nef actuelle dite de Raimond VI. Magnifiquement adaptée pour la l